LA SENTINELLE


J.N HUMMEL: Sérénade opus 66 pour clarinette, violon, violoncelle, guitare à la tierce et pianoforte

I. MOSCHELES/ M. GIULIANI/ J. MAYSEDER : L’adieu du troubadour

F. SCHUBERT: le pâtre sur le rocher D. 965 / Notturno D. 897: Adagio pour violon, violoncelle et pianoforte

J.K MERTZ : Barcarolle pour guitare et pianoforte

F. SCHUBERT/ J.K.MERTZ : extraits du chant du cycne: die Taubenpost, Liebesbotschaft, Ständchen pour ténor et guitare

J.N. HUMMEL/ M. GIULIANI : La sentinelle opus 71 pour ténor, violon, violoncelle guitare et pianoforte


Au début du 19ème siècle, deux grands compositeurs viennois, Giuliani et Hummel, se sont associés pour créer un petit ensemble de musique de chambre ambulant autour d’une oeuvre qui eut un succès immense: la sentinelle. Fredonné dans les rues, utilisé maintes fois pour écrire des variations ou dans des pots-pourris à la mode, décrivant les pensées d’une sentinelle à la veille d’une grande bataille, il était censé être joué à la tombée de la nuit.


A l’époque, en plus du piano qui était arrivé à son point ultime de développement, la guitare connaissait aussi un âge d’or, avec des compositeurs comme Sor, Giuliani, Mertz. Berlioz était aussi un virtuose de cet instrument. Paganini, Schubert s’y sont également intéressés. La même année, Hummel écrivait ses deux sérénades en pot-pourri pour le même ensemble, puis il fut remplacé au sein du groupe par le pianiste virtuose Ignaz Moscheles. Ces oeuvres étaient conçues pour une guitare particulière, nommée guitare «terzina» ou «à la tierce», accordée une tierce plus haut que la guitare traditionnelle, ce qui lui permettait de rivaliser de puissance avec les autres instruments. On sait aussi que Schubert aimait beaucoup la guitare et qu’il en jouait. Plusieurs de ses lieder ont été transcrits avec beaucoup d’intelligence par le virtuose Johann Kaspar Mertz.